Professeur de français, Alioune Diallo, en poste au Cem de Djégoune, département de Bignona, se faisant passer pour un combattant du MFDC, envoyait des sms menaçant de mort ses collègues enseignants. Arrêté, il a été déféré au parquet.
«Les chiens militaires sont partis, ils ne restent que vous, les enseignants cafards et vantards. Si vous ne quittez pas cette communauté rurale, vous serez tous égorgés, comme des moutons de tabaski. On vous connait tous». Tel est le contenu de ce message, daté du 24 janvier dernier. La soixantaine d’enseignants en service dans la zone n’y a pas réfléchi par deux fois, pour plier bagages. L’opinion a mis ces menaces sur le dos du MFDC, dans le contexte des attaques meurtrières contre un cantonnement militaire de Djégoune. Deux semaines après les faits, l’auteur des Sms se serait rendu, lui-même, dans une institution éducative pour présenter ses excuses. Des excuses que certains n’ont pas pu accepter. Le bruit ayant parvenu aux oreilles des gendarmes chargés du dossier, l’enseignant a été cueilli, hier. Reconnaissant la paternité des messages, le jeune enseignant a voulu avancer l’excuse d’une plaisanterie avec ses collègues enseignants. Une thèse que les gendarmes n’ont pas agréée, vu l’insécurité prévalant dans la zone. Aussi, ont-ils porté l’affaire devant le procureur de la République de Ziguinchor. Malgré d’intenses négociations pour la libération du professeur, le mauvais plaisantin est toujours au parquet.
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