samedi 14 janvier 2012

MANQUE DE PROFESEURS SCIENTIFIQUES :Les potaches de Diaobé et de Kounkané désertent les classes




A la suite d’une création tous azimuts de collèges de proximité, les établissements secondaires souffrent d’un manque criard de professeurs scientifiques dans le département de Vélingara. Les élèves qui n’ont  pas de profs de mathématiques, de sciences physiques et de sciences naturelles déposent sur la table des principaux des plateformes revendicatives pour qu’une solution idoine soit trouvée le plus tôt possible. Après avoir trainé les pieds, les potaches du CEM de Diaobé ont non seulement anticipé les fêtes de noél, mais les prolongent toujours car selon le président du Foyer scolaire, Bailo Diallo.

 « Nous ne pouvons plus continuer à attendre des profs qu’on ne voit pas. L’administration doit jouer le jeu s’ils veulent que nous apprenions dans de bonnes conditions au cas contraire nous irons jusqu’au bout de nos revendications, a-t-il lancé au milieu d’un parterre d’élèves, qui espéraient que la grève allait prendre fin. A la grande surprise de tous, le jour de la rentrée, ils ont tout bonnement décrété 72 heures renouvelables. Et ils se rencontreront le Lundi prochain pour voir s’il y a amélioration dans les démarches du principal Yéro Diao. Quant aux parents d’éléves, qui ne savent plus à quel saint se vouer  devant la situation qui prévaut, ont décidé de rencontrer l’Inspecteur départemental, Mbaye Guéye pour trouver une issue heureuse. Le Président de l’APE, Sémou Diao, imprégné des maux qui gangrènent le système éducatif multiplie les négociations. Toujours est-il que les élèves sont déterminés à déserter les classes tant que les professeurs scientifiques ne sont pas trouvés. La situation est sérieuse et hante déjà le sommeil des autorités administratives et académiques. Où trouver des profs à l’heure où tous ont été mutés dans les différents établissements ? Peut-on recruter des professeurs à cette période pour les former et les ventiler tout de suite ? Autant de questions qui taraudent les esprits des parents. Et comment dissuader les enfants pour qu’ils rejoignent les salles de classes, nous dit un autre interlocuteur sidéré par la tournure des événements. Le temps est venu d’instaurer un climat de dialogue dans les collèges pour qu’on ne mette pas l’avenir de l’école et des enfants en danger. Les enfants ne doivent pas être les victimes innocentes de ce gap d’éducateurs. C’est à l’Etat, dit-il de faire des efforts pour assurer à nos progénitures une éducation de qualité car la responsabilité éducative incombe à la fois, l’Etat, les parents et les enseignants.
Même scénario au CEM de Kounkané où les élèves exigent des autorités plusieurs points qui sont loin d’être satisfaits, à savoir assurer un nombre suffisant e professeurs de maths, SVT, sciences physiques, la clôture de leur établissement, et le désengorgement du CEM entre autres. Eux aussi n’ont pu digérer ce manque et ils ont tout simplement déserté les classes et jetant ainsi des centaines d’enfants dans la rue. Selon Mamadou Ba, un parent, « l’école sénégalaise a perdu son lustre d’antan. Il faut que la redonne sa véritable dignité, de revoir le mode de recrutement et l’affectation des professeurs dans les établissements. Avec ces perturbations, il préfère même faire abandonner ses enfants et les projeter dans d’autres activités qu’ils jugent plus sérieuses et plus valorisantes. Par exemple, les apprendre un métier comme la mécanique, la maçonnerie, ou la soudure. N’ayant pas assez de moyens financiers pour les envoyer dans les écoles privées, où il y a plus de rigueur, il a choisi les métiers les mieux pratiqués pour les y introduire. L’enfant est un trésor a-t-il insisté donc nous ne devons pas jouer avec leur avenir car ces grèves répétitives ne font qu’accentuer le taux de déperdition scolaire, martèle t il. Il a suggéré à l’ETAT d’inviter les enfants à être plus entreprenants pour œuvrer au développement de la nation. Il faut tout simplement noter que le système éducatif dans le département est fortement secoué par ces grèves interminables des potaches et le CUSEMS, aussi qui brandit aussi des menaces à l’encontre du Gouvernement. Les deux événements majeurs qui se profilent à l’horizon ,à savoir, la coupe d’Afrique des nations de football, qui aura lieu au Gabon et en Guinée Equatoriale, ajouter à cela, les élections présidentielles de Février 2012,risqueront d’enfoncer le clou si on n’y prend garde a-t-il conclu.

 

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