mardi 27 septembre 2011

PRÉVENTION DE LA VIOLENCE EN PÉRIODE ÉLECTORALE: «Falaadé Fitinaaji» sur les rails dès octobre



« Falaade Fitinaaji», c’est le nom du projet qui va être lancé au mois d’octobre pour prévenir la violence en période électorale/ Ayant pour point de mire l’élection présidentielle de 2012, cette initiative de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (Ifes), à travers le programme Cepurg, sera piloté par Gorée Institute.

A quatre mois de la joute présidentielle, la fondation internationale pour les systèmes électoraux (Ifes) lance le projet «falaade Fitinaaji» qui va lutter contre les violences en période électorale. Sa mise en œuvre est prévue au mois d’octobre et va couvrir tout le territoire sénégalais.

Une manière de parer aux violences qui découlent de la période avant et pendant l’élection. Selon les tenants du projet qui ont organisé un séminaire de deux jours à Gorée (23 au 24 septembre), des incertitudes commencent à planer sur le bon déroulement des élections. Il s’agit des facteurs découlant de la candidature contestée du chef de l’Etat, de la fin de cycle pour plusieurs hommes politiques de l’opposition entre autres, de la répétition des délestages qui a amené le soulèvement du peuple le 27 juin dernier, des découpages administratifs, de l’absence de dialogue entre le pouvoir et l’opposition, de l’émergence des mouvements contestataires et même de la caution pour les candidats. A en croire Nicholas Matatu, coordonnateur national de Ifes, « le projet Falaade Fitinaaji est basé sur la méthodologie (ever) qui est bien définie et déjà utilisée dans plusieurs pays Africains. Ever est utilisée à travers le monde et a comme rôle de renforcer la littérature disponible sur les violences électorales. Il représente un prolongement du réseau des observateurs citoyens (Resocit) et se caractérise par le développement d’un synergie au niveau local, national et international.» Et de poursuivre : « ce programme va consister à déployer des moniteurs dans des endroits stratégiques, équitablement répartis dans les zones d’intervention et qui seront chargés de documenter chaque indice de violence à travers des indicateurs biens définis. Ces informations recueillies seront centralisées dans une base de données comprenant des projets déjà mise en œuvre. »

Gorée institute porteur du projet


Pour un coût de 50millions de nos francs, le projet sera piloté par Gorée Institut et va s’appuyer sur des moniteurs qui seront formés aux techniques de collectes et de documentation de la violence. Les résultats attendus sont entre autres la mise en place d’un centre de collecte, de traitement et d’analyse des données sur la violence électorale au Sénégal. A cet effet, six pays seront ciblés pour abriter ses études. Des activités de sensibilisation pour prévenir la violence ou l’atténuer sont aussi menées. Selon Doudou Dia Manager général de Gorée Institute : « des rencontres mensuelles avec les Oge, les forces de sécurité seront organisées afin de les sensibiliser sur la situation nationale du pays. Nous allons aussi alerter les forces de sécurité en cas de violence et évaluation des tendances, valider les rapports de synthèse et disséminer régulièrement des rapports.»

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