vendredi 2 septembre 2011

SENEGAL /PRESIDENTIELLE DE 2012 :


65millions de francs CFA ; une mort décrétée pour les petits partis politiques.





Après que le gouvernement  ait fixé la caution à verser  pour qu’un quelconque parti puisse se présenter à la prochaine présidentielle prévue le 26 février 2012 à hauteur de 65millions de francs CFA, une caution qui par ailleurs qui n’a jamais été aussi élevée qu’au paravent depuis que des élections ont commencé à être tenues le pays n’a pas été bien perçu par les leaders de l’opposition. Toutefois les réactions n’ont pas tardé du côté de l’opposition plus particulièrement au niveau des nouvelles formations politiques qui la majeure partie ; c’est pour la première fois qu’elles vont à des élections. En effet, la plupart, de leurs  dirigeants sont en déphasage avec ce verdict décrété par   l’Etat qui selon eux ne cherche tout simplement à les barrer la route, raison pour laquelle, il a porté cette caution de participation à un prix aussi culminant. Selon, eux cette mesure prise par le régime en place n’est qu’une simple manœuvre, et qu’ils considèrent celle-ci comme étant un recule démocratique. Ils restent convaincus qu’avec cette formule, les partis qui ne seront pas financièrement armés verront leur rêve se briser car ceux-ci seront également obligés de jeter les armes ou bien d’effectuer un ralliement aux gros morceaux. Néanmoins, d’autres demeurent catégorique et estiment que quelques soit la somme à fournir peut importe car cela ne va rien changer pour bouter Wade hors du palais présidentiel en 2012. Ils affirment cependant, que Wade doit savoir que c’est fini pour lui et son régime. Donc, ce n’est le fait de mettre la caution un montant à un niveau de haute facture qui fera qu’il ne chuterait pas au soir du 26 février prochain, d’autant plus qu’il est déjà disqualifié de pouvoir participer à ces joutes électorales.
Par contre, du côté du parti au pouvoir beaucoup de libéraux  ont adhéré à cette décision du chef de l’Etat car selon eux, cela permettrait de réduire le nombre de partis amateurs qui n’arriveront même pas à regrouper le maximum de voix pour qu’ils prétendent à un remboursement de leur versement de participation du fait que leur code de popularité une leur permettent pas de s’attendre à une telle chose sans oublier de rappeler que l’organisation d’élections que ce soit des résidentielles encore moins des locales cela coûtent extrêmement trop cher à un pays. Donc, il est tout à fait normal de hausser la baraque pour pouvoir rattraper les dépenses qui seront effectuées afin d’éviter de plonger   à notre pays dans une léthargie qui pourraient  avoir des répercutions nébuleuses dans tous les secteurs d’activités.
Ainsi, face à cette situation qui prévaut, il reste à voir si ces petits morceaux obtiendront-ils la caution qu’il faut aller à ces élections présidentielles de 2012 qui est un tournant décisif pour l’histoire de notre pays. En tout cas l’avenir nous édifiera.
Par : ABDOULAYE WANDIANGA. 

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