
Le ministre de la Culture, du genre et du cadre de vie, Awa Ndiaye est revenu dans un entretien accordé au journal l’As sur les audits de l’Armp, alors qu’elle dirigeait le ministère de la Famille. Elle n’a pas apprécié le fait que certains ministres soient jetés en pâture, comme c’est le cas pour son département cas, alors que d’autres sont protégés. « On a fait beaucoup de bruit autour des audits. Il y a des règles dans l’administration. Et jusqu’au moment ou je vous parle, je n’ai jamais reçu le pré-rapport. Il ya donc un problème à ce sujet. On m’a imputé jusqu'à l’achat de cuillères ; je trouve ça très peu honn
ête parce que si je n’avais rien d’autre à faire que de m’occuper de cuillères ou de nattes, c’est que je n’avais pas ma place dans ce ministère. (…) on s’est rendu compte que certains ministères ont été mis sur la place publique, pas d’autres. Pourquoi ? Je me suis posé la question. Je ne pense pas avoir géré moins bien que tel ou tel ministre, et je ne vois pas pourquoi on a fait deux poids deux mesures. Jeter certains ministres en pâture et protéger d’autres ministres, cela m’a fait mal. J’ai trouvé cela injuste. Je suis plus regardante, je suis plus rigoureuse », a déclaré dans le journal l’AS, l’ancienne ministre de la Famille, épinglée dans les audits de l’Armp de 2010.
A ceux qui pensent que son ministère est un « mélange hétéroclite », Awa Ndiaye dément et apporte des éclaircissements. « Tous les gens qui disent que c’est un mélange hétéroclite se trompent. La culture va avec le cadre de vie et vice-versa. Et dans le monde d’aujourd’hui, plus rien ne se fera sans les femmes. La perspective de genre, elle est d’abord dans notre culture. C’est dans notre culture que nous pouvons montrer que les femmes ont toujours eu une place de choix dans notre pays » soutient-elle.
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